Les matériaux d'avenir dans l'industrie informatique

Posté le 04/11/2014 dans la rubrique Actus et tendances

Innovation



Dans le domaine de l’informatique, les technologies ne cessent d’évoluer, au point de générer des produits innovants, tous aussi surprenants les uns que les autres. Qu’il s’agisse de mémoire, de composants de matériel informatique ou de serveur, les constructeurs développent chaque année leur savoir-faire et créent des produits de plus en plus performants. Afin d’anticiper les tendances, Easy Partner zoom sur les techniques qui laissent entrevoir un avenir prometteur dans le monde de l’informatique…

 

 

Qu'est-ce que la ReRAM et les memristors ?

 

  • Au cours de ces dix dernières années, les fabricants de matériel informatique se sont penchés sur les moyens de révolutionner les disques durs et les mémoires flash. Si en 2006, la capacité maximale des clés USB était de 32Go, il est courant aujourd’hui de voir des disques durs 4 To. De même, la Resistive Random Acces Memory ou ReRAM a été commercialisée pour la première fois par Elpida en 2013. La ReRAM (ou RRAM) est une mémoire qui fonctionne à partir de la variation de la résistance électrique d’un composant, en fonction de la tension à laquelle il fonctionne.

 

  • Si les cellules produites par Fujitsu fonctionnaient à partir d’oxyde de titane et de nickel, celles développées par HP, les memristors, sont le résultat d’un mélange entre la résistance et la mémoire. Le memristor a la particularité de pouvoir changer de résistance au gré de la tension à laquelle il est soumis. Le memristor peut également effectuer des calculs booléens mais se destine pour l’instant aux ReRAM. Toutefois, la production à grande échelle des memristors n’est pas pour l’immédiat, d’où la production par Globalfoundries de ReRAM utilisant du nickel, de l’électrode, de l’oxyde de hafnium et d’aluminium. Mais pour l’heure, les ReRAM ne sont toujours pas en mesure de concurrencer les DRAM ou les NAND.

 

 

Qu'est-que la MRAM et la STT-MRAM ?

 

  • La MRAM fonctionne à partir de mouvements angulaires d’électrons, ce qui va définir la polarité cellulaire et donc la résistance électrique. Cette technologie existante depuis 2006 reste cependant coûteuse sur le marché (25$ la puce de 4Mbits).

 

  • D’autre part, il y a la « Spin-Transfer Torque – Magneto resistive random access memory » ou STT-MRAM. La technologie de ces types de mémoire repose sur la jonction tunnel magnétique, une structure à base d’alliage ferromagnétique (fer et cobalt chez certaines marques). L’un des ces éléments ferromagnétiques est immobilisé, tandis que l’autre est libre. L’élément libre libère un courant polarisé en spin et va adopter le spin de ce courant. L’importance de la résistance électrique sera fonction du courant du côté de l’élément piégé. Toshiba a envisagé de commercialiser ce produit cette année.

 

 

Les matériels et composants écologiques

 

  • Aujourd’hui, 5% des émissions de carbone proviennent de l’informatique, ce chiffre ayant doublé en une décennie. Dans le monde entier, les locaux serveurs sont de plus en plus à l’origine d’émission de carbone. Mais heureusement, il y a les progiciels des moyens de concilier technologies informatiques et écologie. Les fabricants innovent dans le but de se conformer aux exigences d’ordre écologique. Les fameux Green IT sont en passe de devenir des outils d’avenir.

 

  • Pour sa part, IBM vient de concevoir son serveur qui refroidit à partir de l’eau très chaude. Pour développer ce matériel hors du commun, la firme s’est associée avec l’Institut Fédérak Suisse de Technologie de Zurich. Le résultat, baptisé Aquasar, est aussi étonnant qu’écologique. Pour son refroidissement, l’appareil utilise de l’eau à 60°C, ce qui va permettre à l’appareil de conserver la température en dessous des 85°C maximum. Cette technique est bien pertinente sachant que le refroidissement à l’air (technologie classique) génère la moitié de l’empreinte carbone pour un serveur. De plus, l’eau qui en ressort peut être utilisée pour chauffer l’école d’ingénieur en Suisse.

 

  • Quant au grand constructeur Asus, il vient de développer les matériaux à base de bambou dans les ordinateurs. A travers la gamme U Bambou, Asus manifeste sa volonté d’allier performance, technologie et écologie. La firme a donc développé des techniques innovantes pour permettre une économie d’énergie grâce à l’optimisation de l’utilisation des ressources indispensables, comme les carte son ou la carte mère. Le châssis de l’ordinateur est fait de bambou, une matière naturelle qui, de plus, pousse rapidement. Ainsi, l’ordinateur contient moins de plastique.

 

 

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Auteur : Julien BROUE
Co-fondateur / Chasseur de têtes - Spécialiste éditeur de logiciels
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